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Région visée par le règlement de la revendication des Inuvialuit
Gouvernement du Canada – Agence Parcs Canada

Le Comité directeur sur la pointe Stokes et son personnel, juin 2006 : (de gauche à droite) Glen Gordon (ACC), Roland Selamio (AHTC), Jacquie Bastick (APC), Christy Miskelly (CMR), Don D. Storr (AHTC), Ed McLean (APC), Ken Reimer (CMR), Mike Harlow (IRC), John Snell (APC), Carol Arey (ACC), Kim Kalen (DN) – (absent) Kyle Sherwin (IRC) et les nouveaux représentants substituts de l'AHTC, Dennis Arey et Billy Archie, © Parcs Canada, 2006

Parc national du Canada Ivvavik
La pointe Stokes (Ikpikyuk) est située sur le versant nord du Yukon, à l'intérieur de la région visée par le règlement de la revendication des Inuvialuit de l'ouest arctique. Au cours des cinquante dernières années, le site a eu plusieurs gestionnaires fédéraux des terres et a été utilisé pour une vaste gamme d'activités. Durant la Guerre froide, la United States Air Force a construit et exploité la première station du Réseau avancé de pré-alerte (RAPA), un projet de courte durée connu sous le sigle de BAR-B. Durant les années 1980, une installation servant à l'exploration minière et gazière a été établie sur place par Gulf-Beaudril durant le dernier boum gazopétrolier de la mer de Beaufort. En 1984, la pointe Stokes a été intégrée au Parc national du Ivvavik, premier parc national établi au Canada grâce à un accord sur le règlement d'une revendication territoriale autochtone, la Convention définitive des Inuvialuit .

Pendant la période d'occupation, les efforts de nettoyage de la pointe Stokes ont été faits de manière décousue et aucune évaluation de contamination détaillée n'a été menée. En réaction aux préoccupations soulevées par la communauté d'Aklavik et l'Inuvialuit Regional Corporation, l'Agence Parcs Canada (APC) a commandé une étude préliminaire du site d'enfouissement à l'ancien site de BAR-B. Menée en 2000 et 2001, l'étude a déterminé la présence de contaminants tels que des métaux lourds, du carburant et des pesticides. À titre de gestionnaire fédéral des terres responsable de la pointe Stokes, l'APC a pris l'initiative de nettoyer l'ancienne pointe Stokes, le site BAR-B du RAPA, afin de renforcer l'intégrité écologique du Parc national Ivvavik. En 2006, l'APC a établi un partenariat avec le ministère de la Défense nationale, dans le but de réaliser deux saisons de travail sur le terrain, afin d'analyser la nature et l'étendue de la contamination possible, ainsi que de déterminer le risque posé par les contaminants sur place pour la santé humaine et l'environnement. Durant cette étude, des évaluations géotechniques et archéologiques fourniront l'information supplémentaire nécessaire pour rédiger une ébauche de plan de nettoyage. On identifiera aussi de futurs sites potentiels pour l'enfouissement et de sources de gravier; l'infrastructure existante, par exemple les routes ou les pistes d'atterrissage, sera évaluée pour appuyer les futures activités de nettoyage; les ressources culturelles seront étudiées et protégées dans le cadre du plan d'atténuation.

Le plan de nettoyage du site sera élaboré en 2007 et 2008 par l'APC, en consultation étroite avec le Comité directeur de la pointe Stokes. Le Comité consultatif du projet est composé de représentants des Inuvialuit et du gouvernement du Canada. Les parties intéressées seront consultées, notamment la communauté d'Aklavik et les communautés avoisinantes de Beaufort-Delta, divers conseils de cogestion inuvialuit et des ministères fédéraux et territoriaux.

Le travail qui sera proposé en 2007 et 2008 est conditionnel à une approbation selon les processus d'évaluation environnementale en vigueur pour la région visée par le règlement de la revendication des Inuvialuit et à l'obtention de fonds supplémentaires du Plan d'action relatif aux sites contaminés fédéraux.

Pour de plus amples renseignements sur ce projet, veuillez communiquer avec Ed McLean, codirecteur du projet pour le compte de l'Agence Parcs Canada, à ed.mclean@pc.gc.ca ou au 867-777-8803.

Parc national du Canada Tuktut Nogait
Une équipe de six personnes a mené des fouilles archéologiques sur le terrain au nord d'Uyarsivik (Cache Lake), près de la rivière Hornaday. Des fouilles de deux petites structures de pierres ont été effectuées sur deux sites. Les premières fouilles ont dégagé un cercle de tente situé sur un haut plateau, à environ 100 mètres d'élévation du terrain environnant. Des Inuits y ont campé pendant une courte période seulement il y a quelques centaines d'années, comme en témoignent les rares artefacts retrouvés. On a trouvé quelques particules de charbon de bois, des arêtes de poisson et des paillettes de quartzite.

Les deuxièmes fouilles ont porté sur une cache de chasse voisine, se trouvant à une élévation légèrement supérieure. On y a une vue étendue du terrain et des caribous qui passent fréquemment dans la région, en petit nombre comme en grands groupes. En plus de paillettes de quartzite, on a retrouvé un manche de couteau fait d'os doté d'un trou d'insertion de lame.

On a retrouvé quatre artefacts en bois, dans le sursol de la région du site Many Caches. Ce site est juché sur un banc de la rivière Hornaday et comporte de nombreuses caches, de même que des supports à kayaks, des unités de rangement et des postes de dépeçage. C'est là qu'on chassait le caribou à partir des kayaks, lorsque les hardes traversaient la rivière à l'automne. La viande dépecée était congelée dans de vastes caches de nourriture et les kayaks laissés sur place pour la prochaine chasse. Les artefacts de bois, qui pourraient être des fragments de kayak et d'étrave, sont conservés au bureau de l'Agence Parcs Canada de Winnipeg pour y être analysés à une date ultérieure.

Plusieurs jalons faits de pierre ont été repérés sur une hauteur de terre en bordure du lac immédiatement au nord-est d'Uyarsivik. Ces jalons sont faits de petites pierres déposées sur un plus gros rocher. Bien qu'il y en ait plusieurs dans la région, leur emploi n'est pas évident. Certains pourraient avoir été utilisés pour forcer les caribous à aller dans une direction précise.

Gouvernement du Yukon – Tourisme et culture – Division des ressources
patrimoniales

Parc territorial de l'île Herschel
Le parc territorial de l'île Herschel a été créé au moyen de la Convention définitive des Inuvialuit. Il abrite 12 bâtiments historiques remontant à aussi loin que 1893. En 2006, on a effectué des travaux sur le quartier des gardes (anciennement connu sous le nom de Station du Corps royal canadien des transmissions) et le magasin-entrepôt de la Northern Whaling and Trading Company.

Les travaux sur le quartier des gardes ont consisté à ajouter de l'isolation aux planchers, à remplacer des sections de plancher et à réparer les contre-fenêtres et les contrevents, pour qu'ils soient plus éconergétiques et que l'espace soit plus confortable pour les gardes qui occupent le bâtiment pendant les saisons intermédiaires. Enfin, le toit de la Northern Whaling and Trading Company a été renforcé.

Le bâtiment de la Northern Whaling and Trading Company est l'un des trois bâtiments qui ont été relocalisés à cause de l'érosion des berges, en 2003 d'abord, et en 2004 ensuite. L'érosion est accélérée par le retrait de la glace marine, qui entraîne une plus grande action des vagues durant les tempêtes de la fin de l'été et de l'automne. La situation continue d'être suivie de près pour vérifier s'il faudra prendre plus de mesures.

L'érosion des berges et du pergélisol des portions intérieures de la colonie de peuplement historiques de l'anse Pauline a fait l'objet d'une communication au Centre pour le patrimoine mondial à Paris, au printemps 2006. Cette situation est un exemple de l'effet des changements climatiques sur les ressources culturelles du Yukon. Parmi les autres exemples, on peut mentionner le pourrissement du pergélisol dans la région du Klondike et la fonte des bancs de glace alpins dans la zone est du Parc national et la réserve de parc national du Canada Kluane. Le pourrissement du pergélisol menace la stabilité des structures historiques et de l'infrastructure communautaire et la fonte des bancs de glace alpins expose de très vieux artefacts de chasse enterrés et congelés depuis parfois jusqu'à 9 000 ans.

Pour en savoir plus sur l'île (en anglais seulement), visitez le site : http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Herschel/English/menu.html

 

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