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Gouvernement du Canada – Agence Parcs Canada
Parc national du Canada Tuktut Nogait
À la requête du Comité des bénéficiaires de la collectivité de Kugluktuk (CBC), l'Agence Parcs Canada (APC) a organisé une réunion publique à Kugluktuk en novembre 2004. À la fin de cette réunion, les membres du CBC ont indiqué qu'ils réfléchiraient à ce qu'ils avaient appris durant la réunion et qu'ils donneraient des directives supplémentaires à l'APC.
À ce jour, l'APC n'a pas eu de nouvelles de la part du CBC et la proposition n'a pas progressé depuis cette réunion. L'APC a toujours l'intention de travailler avec la communauté pour faire une étude du potentiel touristique de l'aire du lac Bluenose. Le calendrier de cette étude sera établi en consultation avec le CBC de Kugluktuk, le conseil du village et les associations de chasseurs et de trappeurs.
Cache de petit lard de phoque avec couvercle de pierre, sur la plaine Tinittuktuq, © Parcs Canada, 2006
Parc national du Canada Ukkusiksalik
En août 2006, on a effectué une étude par bateau d'une durée de deux semaines, afin de relocaliser les sites se trouvant dans le parc et d'en faire le relevé. Pour cette deuxième année de ce projet de trois ans, l'objectif était de relever certains sites dans le plan d'eau principal de la baie Wager, de la baie Bennett aux îles Paliak. Les travaux de la première année avaient porté sur les lacs Ford et Brown dans la portion ouest de la baie Wager.
Les travaux d'août 2006 ont été limités par des observations d'ours et des rencontres fréquentes avec ces animaux, ainsi que par des marées qui empêchaient le déplacement par bateau en eau peu profonde.
Environ 20 sites ont été relevés et photographiés en détail. Ces sites se trouvent à la chute Reversing, à la baie Bennett, à la prairie Tinittuktuq, au quai Douglas et aux îles Aiqqujat.
Sur la plaine Tinittuktuq, deux sites comportent des huttes semi-souterraines Thulé faites de terre, de pierres et de fanons de baleine boréale. L'une des caractéristiques intéressantes de ces habitations est l'existence de deux ensembles de maisons jointes qui partagent un passage d'entrée commun. À courte distance de là et à la même élévation se trouvent plusieurs cercles de tente sur un affleurement rocheux, dont une très grande structure communale ou kaggivik .
La plupart des sites relevés comportaient un certain nombre d'éléments faits de pierre : cercles de tente, qammait , igavit, caches, pièges à renards ou à gloutons, et des supports à kayaks. On a aussi observé de nombreux artefacts comme des lunettes de neige, une poignée d' ulu , des pièges de métal et des fragments de verre, de bois et de métal sur plusieurs sites. On a recueilli un artefact fait d'os près d'un étang à la baie Bennett, pour le conserver.
Parc national du Canada Sirmilik
À l'extrémité est de l'île Bylot se trouve un site très connu appelé Qaiqsut, également connu sous le nom de Qaersut. En 1927, Therkel Mathiassen, de la cinquième expédition danoise d'étude sur les Thulé, a décrit le site comme étant un emplacement important pour la chasse estivale du narval. Plusieurs éléments archéologiques sont éparpillés sur la péninsule et cinq localités ont été dégagées. En premier lieu, il y a une tombe récente (1947). En second lieu, il y a des traces d'occupation Thulé, qui consistent en des maisons d'hiver semi-souterraines et, possiblement, des qammait sur la côté est de la péninsule, selon la description de Mathiassen. Sur la côte ouest de la péninsule, on a retrouvé un certain nombre de tombes, qui sont des vestiges de l'industrie baleinière, et des cercles de tentes sur la plaine, qui datent du XXe siècle.
Étant donné qu'une section de l'aire subit une érosion active et qu'on prévoit une augmentation des visiteurs à Qiaqsut, les éléments de la péninsule ont été cartographiés au moyen d'un niveau automatique et d'un stadia. Chaque élément a également été photographié et décrit.
Le site Thulé comprend dix grandes habitations de terre, de pierres et de fanons de baleine réparties sur deux niveaux. Au niveau inférieur, quelques mètres au-dessus de la marque de la marée haute, se trouvent deux habitations que Mathiassen pourrait avoir qualifiées de qammait . On a trouvé des articles de poterie métallique et feldspathique en relation avec ces maisons. Plusieurs gros fanons de baleine boréales, certains arborant des entailles faites avec des objets métalliques, se trouvent sur la pente inférieure. À un endroit où se trouvaient plusieurs os, on a retrouvé un fragment de qamutik fait de fanon de baleine. Dans une autre maison du niveau inférieur, on a observé la présence d'un mince rouleau d'écorce de bouleau. Afin de suivre le rythme auquel se déroule l'érosion, on a planté sept pieux dans la pente qui est en train de s'éroder.
Un cimetière comptant 16 cairns funéraires se trouve sur une arête, à l'est du site Thulé.
Il y a des vestiges de l'industrie baleinière plus bas sur la plage, notamment un grand contenant d'huile à baleine en métal et un chaudron séparateur d'huile et de graisse, tous deux enterrés sous les galets.
Enfin, sur la plaine se trouvant au-dessus de la marque de la marée haute, il y a des cercles de tente, des caches et des artefacts provenant de familles ayant campé sur place au milieu du XXe siècle.

Maison Thulé avec passage d'entrée courbe, faisant face à la plage, © Parcs Canada, 2006
Environnement Canada
Service canadien de la faune
Refuges d'oiseaux migrateurs de East Bay et de Harry Gibbons
Les habitats côtiers et les basses-terres présentent parfois la biodiversité terrestre la plus élevée de l'Arctique canadien. Pour s'assurer de protéger les ressources fauniques de manière adéquate pour les communautés locales, les chasseurs et les adeptes de la faune, il faut en savoir plus sur la distribution, l'abondance et la diversité des habitats au sein des refuges d'oiseaux migrateurs (ROM) du Service canadien de la faune (SCF).
Au Nunavut, on a créé cinq ROM afin de protéger des aires d'habitat importantes pour la reproduction de la petite oie des neiges. Pour le SCF, une aire d'habitat importante doit supporter au moins un pour cent de la population nationale de toute espèce ou sous-espèce d'oiseau migrateurs, en tout temps. Les cinq ROM protègent les terrains de reproduction de plus de 75% des populations de la petite oie des neiges de l'est et du centre de l'Arctique. Ils protègent également plus de un pour cent de la population nationale d'autres oiseaux migrateurs, dont la bernache cravant à ventre pâle, l'oie de Ross, la mouette de Sabine et l'eider à duvet. L'évaluation et la classification des habitats ont été réalisées dans le ROM de la baie de la Reine-Maud et sont en train d'être effectuées aux ROM de Dewey Soper et de la rivière McConnell.
La classification de l'occupation du sol des ROM de East Bay et de Harry Gibbons, qui sont de l'île Southampton, a récemment été réalisée. Ces deux refuges sont des aires de nidification importantes pour l'oie et d'autres oiseaux migrateurs, dont des oiseaux de rivage et des oiseaux aquatiques, de même que pour d'autres espèces.
Pour préparer la carte de l'occupation au sol de l'île Southampton, on a utilisé plusieurs outils d'imagerie numérique, de même que des données de vérification au sol. Ce projet a produit une carte de base géoréférencée des conditions actuelles d'habitat sur l'île qui contribuera à la gestion future des populations d'oiseaux et à la conception et à la réalisation d'études sur la faune qui sont productives. Des efforts semblables ont été entrepris pour d'autres zones fédérales et territoriales protégées. Cela donnera des données ìmportantes permettant d'évaluer les changements vécus par la faune et les habitats de l'Arctique, à une époque où le changement environnemental se fait à un rythme rapide et intense.
Gouvernement du Nunavut – Ministère de l’Environnement
Parcs et endroits spéciaux du Nunavut
Établissement de législation et élaboration de programme
Dans le cadre d'un processus de redéfinition d'outils fondamentaux, on est en train de revoir le Programme sur les parcs et les endroits spéciaux du Nunavut et la Loi sur les parcs territoriaux et les règlements afférents, afin de mieux servir les exigences de l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (ARTN) et de la nature des parcs du Nunavut. On étudie aussi les plans régissant le réseau des parcs territoriaux et les lieux historiques et, sur confirmation de financement, on procédera à la mise sur pied de comités conjoints de planification et de gestion, conformément à l'entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits (ERAI).
En raison des obligations liées à l'ARTN et aux négociations sur l'ERAI, le ministère de l'Environnement continue d'appliquer l'ancienne Loi sur les parcs territoriaux des TNO, qui a été adoptée lors de la création du Nunavut. La division Parcs et endroits spéciaux a étudié cette loi en 2006, afin de concevoir un nouveau Programme sur les parcs et les endroits spéciaux et une nouvelle législation. On a étudié les « meilleures pratiques » d'autres provinces et territoires (classifications, gestion et systèmes de zonage, vides juridiques liés à l'ARTN et à l'ERAI, engagements nationaux et internationaux). Le ministère de l'Environnement poursuivra l'élaboration du Programme sur les parcs et les endroits spéciaux, pour conscientiser les gens sur la question des parcs territoriaux et obtenir l'opinion publique au niveau communautaire et territorial, sur l'élaboration d'une nouvelle loi sur les parcs territoriaux au Nunavut.
Katjaqnaaq / À l'écoute de la terre
En avril 2007, le ministre de l'Environnement a lancé une nouvelle initiative pour le marketing et la promotion de Parcs et endroits spéciaux du Nunavut, dans le cadre de sa stratégie sur l'appréciation du patrimoine. L'image de marque de Parcs et endroits spéciaux du Nunavut est axée sur la notion de katjaqnaaq .
À la fois sentiment et expression, le terme katjaqnaaq révèle une émotion et une relation profondes par rapport à un lieu d'une beauté et d'une signification exceptionnelles. À titre d'interjection, cela peut signifier : « Ah… Je suis heureux ici, je fais partie d'un tout ». S'il s'agit d'une exclamation de joie, cela peut vouloir dire : « Quel endroit magnifique! » Peu importe le contexte, le terme évoque le rapport à l'environnement et un sentiment de sérénité et de pertinence.
Le but du programme est d'augmenter les connaissances sur les parcs et les endroits spéciaux du Nunavut, ainsi que de fournir de l'information à titre éducatif et interprétatif sur l'histoire culturelle et naturelle de ces parcs et endroits spéciaux. Le programme vise également à faire la promotion des parcs et des endroits spéciaux auprès des gens ayant adopté des modes de vie sains et actifs et à augmenter la sensibilisation, le plaisir et les activités récréatives du public. Le programme mettra en valeur et commercialisera ces endroits auprès des visiteurs territoriaux, nationaux et internationaux, tout en augmentant les possibilités du tourisme associé aux parcs, et ce, tout particulièrement dans les communautés locales. La nouvelle conception et la nouvelle présentation du site www.nunavutparks.ca reflèteront mieux le mandat élargi de Parc et endroits spéciaux. L'élaboration de nouvelles brochures et de nouveaux systèmes d'affichage et documents augmentera la visibilité des parcs territoriaux et des possibilités connexes au sein des communautés, et en fera la promotion.
Le nouveau programme vise à situer les parcs territoriaux et les endroits spéciaux du Nunavut dans leur contexte plus large, par exemple : endroits qui assurent la subsistance, endroits ayant une signification historique, endroits où on peut cueillir des baies, endroits où les familles ont campé tous les étés pendant des générations et endroits où l'on peut communier avec les paysages et la culture extraordinaires du Nunavut. Ces endroits sont importants pour les Nunavummiut, car ce sont des endroits dont il faut être « à l'écoute » et desquels on peut apprendre, au fur et à mesure de la mise sur pied du nouveau Programme sur les parcs et les endroits spéciaux.
« Pour les comprendre, nous devons en faire l'expérience directe. Nous devons être à l'écoute de ces endroits spéciaux. Nous devons écouter la terre. »
Élaboration d'une base de connaissances : Information géospatiale sur Parcs Nunavut
Au cours des deux dernières années, Parcs et endroits spéciaux du Nunavut a monté une base de données exhaustive comprenant toutes les données géospatiables et les métadonnées connexes, de même que son système d'information géographique. On a fait d'importants investissements pour faire la collecte et l'analyse d'un vaste ensemble d'information géospatiale et de données géoréférencées, dont des données écologiques, des inventaires biophysiques et physiques, des toponymes, des relevés topographiques, des classifications des terres et des données cartographiques de base.
En 2006, Parcs et endroits spéciaux du Nunavut a forgé de fructueux partenariats avec d'autres gouvernements – fédéral, provinciaux et territoriaux –, ce qui a donné lieu à un projet de cinq ans visant à obtenir de l'imagerie satellite à résolution moyenne, ce qui continuera d'améliorer la cartographie de base des parcs territoriaux et du Nunavut.
Une fois terminée, la nouvelle imagerie améliorera considérablement l'exactitude des cartes topographiques existantes sur le Nunavut; améliorera l'aide à la navigation dans les expéditions de recherche et sauvetage et, en général, améliorera la sécurité sur les terres; et améliorera la cartographie des habitats, la planification de l'utilisation des terres, l'évaluation environnementale, ainsi que la gestion et la planification des parcs.
Ces types de partenariats permettront de bâtir les ressources géomatiques du Nunavut.
Entente-cadre sur les répercussions et les avantages pour les Inuits au sujet des parcs territoriaux
L'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (ARTN) de 1993 a changé le rôle joué par le gouvernement dans la protection de l'environnement du Nunavut. L'accord reconnaît la valeur et le bien-fondé des parcs et des aires de conservation et définit plus à fond le procédé permettant d'établir des zones protégées au Nunavut. Ce procédé comprend la participation pertinente de la communauté, la gestion et les mesures relatives aux répercussions et aux avantages, pour les résidents, des zones protégées.
Parmi les obligations de l'ARTN , le gouvernement du Nunavut (ministère de l'Environnement), la Nunavut Tunngavik Inc. et chacune des trois associations inuites régionales ont négocié une entente-cadre sur les répercussions et les avantages pour les Inuits (ERAI) au sujet des parcs territoriaux. L'ERAI établit un processus visant la gestion et la planification conjointes des terres et des ressources se trouvant dans les parcs territoriaux existants et à venir; prévoit des possibilités commerciales et contractuelles pour les Inuits; prévoit l'élaboration de programmes d'interprétation, d'inventaires des ressources des parcs, de possibilités de tourisme bénéficiant aux Inuits, ainsi que d'autres avantages associés avec les parcs. La création de structures de cogestion a joué un rôle essentiel à la mise sur pied du Programme des parcs du Nunavut.
Études de faisabilité sur les parcs territoriaux et projets connexes
En 2001, le ministre du développement durable de l'époque a lancé des projets de développement d'attractions touristiques au sein des communautés comme moyen d'augmenter le développement touristique et le développement économique qui lui est connexe. Parmi ces projets, on peut mentionner la conception et la fabrication de panneaux d'interprétation de la station Fox du réseau Dew à Hall Beach, une étude sur les parcs et le développement du potentiel d'attraction à Kugaaruk, et des études préliminaires sur la région de Clyde River et sur Coral Harbour. À partir de ces travaux préliminaires, le ministère de l'Environnement a poursuivi les études sur la faisabilité de parcs avec les communautés.
Clyde River
La région des alentours de Clyde River, qui se trouve sur la côte est de l'île de Baffin, comprend des anses profondes donnant sur l'océan, des falaises abruptes, des glaciers, des rivières, des vallées et des portions de toundra. Elle abrite des ours polaires, des phoques, des narvals, des baleines boréales, des caribous, des lièvres, des renards arctiques et de nombreuses espèces d'oiseaux. Les collines ondulées du plateau Barnes, situées à l'extrémité des fjords, représentent des terrains de chasse au caribou qui sont aussi importants aujourd'hui qu'ils l'étaient pour les familles qui vivaient autrefois dans ces fjords, comme en témoignent les sites archéologiques sur les Thulé et sur des époques antérieures.
La première phase d'une étude de faisabilité a évalué la valeur des terres, de la culture, du patrimoine et de la faune. On a également déterminé les possibilités en matière de loisirs, de tourisme et de développement économique. La deuxième phase, réalisée en 2006, a principalement porté sur le lac Ayr, les cinq fjords, le col Revoir, la vallée Stewart et d'autres défilés de montagne qui rattachent les fjords les uns aux autres.
Sur la base de ce travail, la communauté a recommandé une possibilité de parc qui comprend les fjords au nord de Clyde River, parce que la région est l'une des plus pittoresques du littoral de fjords de l'Arctique et revêt une grande importance culturelle pour les Inuits, car plusieurs familles locales ont autrefois vécu dans la zone à l'étude. Cette région possède un potentiel élevé de diversité et de croissance économiques à long terme en relation avec des débouchés touristiques et récréatifs, et offrent plusieurs possibilités économiques et récréatives dont bénéficieront les guides et les pourvoyeurs. En plus de protéger un important patrimoine naturel et culturel, l'établissement d'un parc territorial entraînera de la diversité économique, de l'emploi et des possibilités d'études et de formation pour les gens de Clyde River.
Les limites recommandées comprennent des terres qui appartiennent aux Inuits et des zones marines, qui nécessiteront toutes des discussions supplémentaires entre la communauté, l'Association des Inuits de Qivalliq, ainsi que les partenaires fédéraux et territoriaux. Ces terres pourraient ou non faire partie d'un éventuel parc territorial.
Parcs et endroits spéciaux du Nunavut continuera à collaborer avec l'Association des Inuits de Qivalliq sur la planification et l'établissement du parc, tout en respectant les clauses convenues dans l'Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits. Cela comprendra la mise sur pied d'un comité conjoint de gestion et de planification communautaire pour préparer des descriptions et des évaluations plus détaillées sur la faune, la végétation, de même que les ressources culturelles, archéologiques et minérales; des noms géographiques et des récits oraux inuits; et, enfin des consultations auprès d'autres parties prenantes. Seules des connaissances approfondies de toutes les ressources importantes peuvent permettre de déterminer des limites pouvant adéquatement maximiser la conservation, les loisirs et le tourisme sans nuire à d'autres utilisations valides des terres.

Étude de faisabilité de la région de Clyde River. © Ministère de l’Environnement, Gouvernement du Nunavut, 2004
Définir une approche de planification paysagère culturelle – Étude de cas sur Clyde River
Partout dans le monde, les paysages ont été façonnés au fil du temps par les interactions entre les êtres humains et un endroit. Le Nunavut n'échappe pas à ce phénomène. Des cercles de tentes, des supports à kayak et des pièges à renard remontant à plus de 4 000 ans existent toujours de nos jours, la plupart du temps dans une nature vierge en majeure partie. Non seulement ces endroits sont-ils évidents, mais ils sont aussi toujours utilisés, car leur valeur n'est toujours pas compromise, même après plusieurs siècles.
En fait, ces modèles d'utilisation traditionnelle des terres se sont avérés durables pendant des siècles. Exemples vivants du patrimoine culturel du Nunavut, les Inuits peuvent retourner à un camp familial pendant l'été, comme ils le font depuis des générations. Les paysages sont riches non pas en dépit de la présence des gens, mais à cause de cette présence.
Au Nunavut, les approches en matière de conservation doivent soutenir le rapport à la terre et susciter la gérance de l'endroit auprès des gens. La culture ne se résume pas simplement à des éléments paysagers et à des modèles, mais comprend aussi des qualités environnementales et des associations avec la nature qui sont intangibles.
En l'absence de modèles pouvant être appliqués à cette approche, Parcs Nunavut et les résidents de Clyde River sont en train de créer une approche qui pourrait être utilisée pour évaluer la valeur de sites et de paysages culturels spécifiques à l'échelle du territoire. Cela comprendra une collecte et une identification des connaissances sur les ressources patrimoniales culturelles existantes, la détermination et l'évaluation des lacunes dans ces catégories et la recommandation d'un inventaire complet des ressources patrimoniales culturelles. On prévoit finir l'étude au début de 2007.
Cache creusée dans le calcaire à Alijivik. © Ministère de l’Environnement, Gouvernement du Nunavut, 2004
Ruisseau Fossil - Coral Harbour
Parcs et Endroits spéciaux du Nunavut a travaillé en collaboration avec la communauté de Coral Harbour pour identifier les emplacements qui préserveront l'histoire naturelle et culturelle des certaines aires sur l'île Southampton, et pour identifier les possibilités de développement économique pour la communauté, dans le domaine du tourisme. Avec l'aide de la communauté, le lieu historique d'Alijivik a été identifié comme possibilité de parc.
Alijivik est situé sur des terres appartenant aux Inuits et gérées par l'Association des Inuits de Kivalliq (AIK). À ce titre, l'aménagement d'un parc territorial sur ces terres nécessite que l'on conclue des ententes avec l'AIK, et entre le village et l'AIK. Le ministère ne peut faire avancer la proposition de parc territorial à Alijivik avant que ces ententes ne soient conclues.
En consultation avec le village, un programme de sentier d'interprétation a été lancé au ruisseau Fossil. L'endroit est renommé pour sa grande concentration de fossiles exposés et pourrait servir d'attraction locale renforçant la proposition d'un éventuel parc territorial à Alijivik. La recherche effectuée dans la région a porté sur l'histoire naturelle. On a procédé à des travaux sur le terrain et des rencontres portes ouvertes ont permis de présenter les résultats de la recherche et des travaux sur le terrain. Elles ont aussi permis de solliciter les commentaires de la communauté au sujet du programme de panneaux. La réalisation de la conception des panneaux est prévue pour le début de 2007. On procédera à la fabrication et à l'installation plus tard durant l'année. Le projet comprend une nouvelle brochure et des panneaux pour l'aéroport.
Parc territorial Kugaaruk
À partir des recommandations de l'étude de 2001 sur le développement des parcs et des attractions, le ministère de l'Environnement a entamé, en 2005, une étude de faisabilité pour l'aménagement d'un parc à Kugaaruk, pour protéger et préserver le patrimoine naturel et culturel de la région et augmenter les débouchés en matière de loisirs, de tourisme et de développement économique.
Après un inventaire préliminaire des ressources, des consultations communautaires et des discussions avec le comité directeur des parcs, la zone à l'étude a été agrandie pour exploiter des aires le long du littoral, les possibilités de randonnée et de camping, la physiographie, la faune, la végétation et le patrimoine culturel.
Cinq aires ont été identifiées comme ayant le potentiel d'un parc. Il est désormais nécessaire de procéder à des travaux sur le terrain plus approfondies afin de sélectionner un site principal et d'élaborer un plan directeur sur la planification et sur l'aménagement du parc. La disponibilité des fonds et l'accès aux terres, lesquelles ont beaucoup subi d'exploration ou de développement miniers, détermineront les échéances d'une planification plus poussée et de l'établissement du parc. Parc Passage-du-Nord-Ouest
En 1993-1994, le Parc territorial Passage-du-Nord-Ouest a été aménagé pour illustrer la recherche du passage du Nord-Ouest et pour augmenter le potentiel touristique de Gjoa Haven. Il s'agit d'un sentier d'auto-interprétation comportant six stations sur les points d'intérêt historique, toutes situées dans le village. Le sentier raconte les récits de l'échec des nombreuses expéditions qui ont tenté de trouver le passage du Nord-Ouest et de sa découverte par Roald Amundsen. De plus, le bureau du village présente des artefacts décrivant l'exploration d'Amundsen et le temps qu'il a passé dans la communauté. En 2003, on a érigé un monument dans la communauté, afin de marquer le centenaire de l'arrivé d'Amundsen à Gjoa Haven. On procède actuellement à des rénovations du centre d'accueil/patrimonial situé dans la communauté. On y exposera des photos et des artefacts relatifs au Passage du Nord-Ouest.
Pour mieux développer les possibilités de tourisme pour la communauté, on a étudié et commencé à rénover les panneaux et le sentier d'interprétation à Gjoa Haven en 2005-2006. Ce projet comportait de nouvelles recherches et consultations avec la communauté sur l'histoire du Passage-du-Nord-Ouest, afin de structurer et d'orienter l'élaboration du nouveau programme d'interprétation. On a également envisagé de faire l'inventaire et l'évaluation du sentier, ainsi que de reconcevoir et élaborer de nouveaux panneaux, dont un message au cairn d'Amundsen qui se trouve à Gjoa Haven. La fabrication des panneaux est prévue pour le début de 2007. On procédera à l'installation plus tard durant l'année. Le projet comprend une nouvelle brochure et des panneaux pour l'aéroport.
Parcs territoriaux existants
Parc territorial Iqalugaarjuup Nunanga
Le Parc territorial Iqalugaarjuup Nunanga ( terre autour de la rivière des petits poissons ) s'étend vers l'intérieur à partir de la côte ouest de la baie d'Hudson, à environ huit kilomètres au nord-ouest de Rankin Inlet. L'été et l'automne, les visiteurs et les habitants peuvent y apprécier la beauté spectaculaire de la rivière en plus d'y pêcher, d'y nager, d'y cueillir des petits fruits et d'observer la faune abondante que renferme le parc, dont le faucon pèlerin. La caractéristique la plus remarquable du parc est le lieu historique de Qamaviniqtalik ( endroit de vieilles huttes de terre ) et ses sentiers de promenade d'interprétation situés sur les périmètres d'inondation de la rivière Meliadine. Les nombreux traits archéologiques de Qamaviniqtalik sont représentatifs de la transition entre la culture des autochtones de Thulé et la culture historique des Inuits du Caribou.
L'aménagement du parc, commencé à l'été 2003, s'est fait de manière continue et il existe maintenant trois aires de pique-nique, un petit terrain de camping avec des tabliers de tentes, ainsi qu'une petite habitation récemment rénovée, avec un poêle à bois. Le nombre de visiteurs a constamment progressé depuis 2003, et le parc est devenu un centre d'activités pour la collectivité lors du passage des paquebots de croisière et en d'autres occasions spéciales. En 2005, on a publié une brochure et un guide sur le parc. Des panneaux d'interprétation seront installés à l'été 2007. Il est prévu d'établir des sentiers de randonnée et d'interprétation.
Parc territorial Katannilik.
© Ministère de l’Environnement, Gouvernement du Nunavut, 2004
Parc territorial Katannilik
Le Parc Katannilik ( lieu de la chute ), au sud de l'île de Baffin près de Kimmirut, couvre une superficie d'environ 1 270 km² presque entièrement située dans le bassin hydrographique de la rivière Soper, qui fait partie des rivières du patrimoine canadien. Ce parc offre des activités de loisirs aquatiques dont la descente en eaux vives, les excursions en canot ou en kayak, de même que la randonnée pédestre, le ski de fond, les courses en traîneaux à chiens et la motoneige.
Avec l'aide du personnel du parc, la collectivité a organisé des activités culturelles pour les visiteurs du parc et les passagers des paquebots. À elle seule, l'utilisation par les visiteurs estivants a augmenté les retombées économiques à Kimmirut en matière d'artisanat, de programmes d'accueil et d'activités communautaires. La maison Soper, résidence de l'explorateur et biologiste Dewey Soper dans les années 1930, est maintenant la galerie de la maison Soper, où l'on peut acheter des sculptures en pierre de savon, des bijoux faits d'une pierre locale et de l'artisanat.
Le personnel du Parc Katannilik continue d'offrir des camps d'été scientifiques. Les élèves locaux peuvent y acquérir des connaissances sur la faune et sur l'écologie végétale, sur l'utilisation traditionnelle des roches et des minéraux, sur la navigation en se guidant sur la configuration des roches dans un cours d'eau et à partir des étoiles, et sur les règles de sécurité nautique pour la navigation sur les rivières.
À la suite de l'augmentation du tourisme dans le parc, le ministère de l'Environnement a construit un terrain de camping au parc territorial Taqaiqsirvik à Kimmirut. On a aussi construit un abri de secours et un hangar à bateaux aux chutes Soper, pour aider les employés du parc Katannilik à surveiller les activités à l'intérieur du parc.
Parc territorial Kekerten
Le Parc territorial Kekerten est situé à 50 kilomètres de Pangnirtung à l'intérieur du détroit de Cumberland. Comme il a servi de station de dépeçage de baleines très achalandée aux Écossais durant les années 1850 et 1860, plusieurs artefacts se trouvent sur place, dont les fondations de trois magasins, de vastes chaudrons de fonte, ainsi que des cadres et des cercles de tentes restaurés.
Le gouvernement du Nunavut et la communauté de Pangnirtung ont collaboré à un projet de restauration du Parc Kekerten. L'aménagement de la station baleinière écossaise à Kekerten aidera les pourvoyeurs locaux qui offrent des visites guidées du parc, en augmentant le potentiel d'interprétation du site, y compris la relation des Inuits avec les baleiniers. Une charpente tridimensionnelle représentant la station baleinière et dotée de panneaux d'interprétation amovibles en tissu et de plusieurs stations interactives a été conçue. Il est prévu que la fabrication et la construction débuteront en 2007 et se poursuivront en 2008.
On a réaménagé un abri de secours et une toilette extérieure et Parcs et endroits spéciaux du Nunavut est en train d'évaluer les panneaux d'interprétation et d'autres besoins pour l'endroit, conformément à la planification des immobilisations.
Parc territorial Kugluk.
© Ministère de l’Environnement, Gouvernement du Nunavut, 2004
Parc territorial Kugluk (chute Bloody)
Le Parc territorial Kugluk (chute Bloody) est situé à 15 km au sud-ouest de Kugluktuk, près de la chute Bloody, le long du cours inférieur de la rivière Coppermine. La chute est le point d'attraction du parc. Sur ce site de 10 hectares se trouvent des vestiges de huttes d'hiver Thulé, habitées il y a plus de 500 ans, et des traces archéologiques des camps de chasse au caribou vieux de plus de 1 500 ans. Le site témoigne de l'utilisation pré-dorset des lieux il y a plus de 3 500 ans et d'une riche histoire de l'exploration de l'Arctique. C'est en raison de sa riche histoire d'occupation, et peut-être à titre de bataille la plus célèbre du Nord, que la chute Bloody a été déclarée lieu historique national en 1978.
L'utilisation locale de cet endroit pour aller pêcher ou camper augmente de plus en plus, perpétuant ainsi l'utilisation traditionnelle du site. Le parc constitue une destination de choix pour les gens venus pour descendre la rivière Coppermine en canot ou en radeau, et un sentier de portage nouvellement aménagé permet de traverser aisément les rapides. Une étude d'aménagement de sentier effectuée en 2006 portait sur la conception de sentiers pour VTT, d'aires de stationnement et d'un pont dans le parc, ce dernier pour contrer l'impact de l'utilisation sur les pentes et les berges, et à cause de certaines préoccupations sur la sécurité des visiteurs. L'étude prévoyait aussi des panneaux pour diriger les visiteurs vers le terrain de camping et les aires de jours sur place. Selon l'étude, le début de la construction et de l'aménagement du parc est prévu pour 2007.
Le plan de gestion de la rivière Coppermine
À partir de sa source au lac de Gras, qui se trouve au nord du Grand lac des Esclaves, la Coppermine parcourt le Bouclier canadien pendant 450 km et se jette dans l'océan Arctique à l'emplacement de la communauté de Kugluktuk. La chute Bloody, les rapides Muskox et le couloir Rocky témoignent, par leur nom, du parcours turbulent de la rivière, rappelant des temps anciens et présageant les aventures réservées aux gens qui descendent la rivière de nos jours.
Ce sont les récits sur des gisements de cuivre qui attirèrent Samuel Hearne , premier Européen à poser les yeux sur la rivière, dans la région en 1771. Le récit de son voyage terrestre jusqu'à la rivière, et du massacre dont il fut témoin à la chute Bloody, ont assuré une place à la rivière Coppermine dans les livres d'histoire. Les gisements de cuivre avaient beaucoup d'importance pour les premiers peuples qui vivaient à cet endroit. Plusieurs sites archéologiques importants se trouvent le long de la rivière. D'autres explorateurs, comme Sir John Franklin, John Rae et Vilhjalmur Stefansson, ont parcouru la rivière Coppermine pour tenter de trouver le passage du Nord-Ouest, des gisements de cuivre. Ils s'en servaient aussi comme itinéraire pour la traite des fourrures.
Le caribou, le bœuf musqué, le carcajou, le loup, l'orignal et le renard sont communs à l'échelle du bassin hydrographique de la rivière Coppermine, de même que l'omble chevalier et ce qu'on estime être la plus grande diversité d'espèces de poissons de tout l'Arctique. Cette faune a assuré le mode de subsistance traditionnel des Inuits et des Dénés, et de leurs ancêtres, pendant plus de 8 000 ans. La rivière est également réputée pour les rapaces qui y nichent : des faucons gerfauts, des faucons pèlerins, des buses pattues, des aigles royaux et des pygargues à tête blanche.
La rivière Coppermine a été désignée rivière du patrimoine national en 2002. Conformément aux négociations sur l'entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits en vertu de l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, la communauté de Kugluktuk, l'Association des Inuits de Kitikmeot et Parcs et endroits spéciaux du Nunavut ont commencé à élaborer un plan de gestion servant de dernière étape à la désignation finale de la Coppermine à titre de rivière du patrimoine national. Dirigé par l'Association des Angoniatit de Kugluktuk, au moyen d'un comité consultatif local (formé de l'Association des Inuits de Kitikmeot, du village de Kugluktuk, du Comité communautaire de gestion des terres et des ressources, d'aînés, de jeunes, de l'industrie (Miramar) et de Parcs Nunavut), le comité aidera aussi lors des consultations auprès du public et des parties intéressées et s'assurera que le plan reflète ce qui est important pour toutes les parties intéressées à la rivière.
On s'attend à ce que le plan de gestion soit réalisé en août 2007 et présenté au printemps 2008 à la Commission du réseau des rivières du patrimoine canadien et, par la suite, à procéder à la désignation officielle.
Parc territorial Mallikjuaq
Le nom de Mallikjuaq ( grosse vague ) convient bien à cette île dont les collines rocheuses arrondies et les vallées peu profondes recouvertes de toundra ressemblent à des vagues géantes qui déferlent. Le Parc territorial Mallikjuaq, qui se trouve à 45 minutes de randonnée de Cape Dorset, illustre mieux l'histoire des êtres humains qui s'y trouvaient que la géologie. Il s'y trouve des sites archéologiques et des structures de pierre qui remontent à plus de trois millénaires.
Parcs et endroits spéciaux du Nunavut a fait des rénovations au centre d'accueil du Parc Mallikjuaq et a fabriqué et installé un nouveau panneau pour l'entrée du parc. D'autres travaux futurs comprendront l'élaboration et la construction de panneaux et de trottoirs de bois à certains emplacements importants dans le parc, ains qu'un quai pour les paquebots et d'autres visiteurs. Ces projets serviront, entre autres, à protéger les sites archéologiques et les terres de la détérioration. Cela s'avère nécessaire à cause du nombre grandissant de visiteurs dans le parc.
Parc territorial Ovayok
Ovayok, ou mont Pelly, est un gros esker qui domine le paysage du parc territorial situé à 15 km à l'est de la localité de Cambridge Bay. Selon la légende locale d'Ovayok, les trois eskers constituaient autrefois une famille de géants, morts de faim alors qu'ils traversaient l'île de Victoria. Les visiteurs peuvent explorer la légende et la riche histoire culturelle d'Ovayok au cours de leurs randonnées dans le parc, que ce soit pour une excursion d'une journée ou une expédition de camping de plusieurs jours.
Le Parc territorial Ovayok est facilement accessible avec un véhicule et les visiteurs auront fort probablement la chance de voir des bœufs musqués le long de la route menant au parc, ou dans le parc. La région est renommée pour la diversité et le nombre d'oiseaux arctiques qui y vivent et de nombreux observateurs d'oiseaux du monde entier y sont attirés par la possibilité d'enrichir leurs connaissances dans ce domaine.
En 2006, on avait commencé à concevoir et imprimer une brochure et un guide du parc, à identifier les pistes de randonnée, et à fabriquer des panneaux d'interprétation pour aider les pourvoyeurs locaux offrant des visites dans le parc. L'installation devrait être terminée à l'été 2007.
Parc territorial Sylvia Grinnell.
© Ministère de l’Environnement, Gouvernement du Nunavut, 2004
Parcs territoriaux Sylvia-Grinnell et Quammaarviit
Situé à un kilomètre du cœur d'Iqaluit, le Parc territorial Sylvia-Grinnell permet aux nombreux visiteurs et résidents de découvrir aisément le paysage de l'Arctique. Les visiteurs peuvent également voir toute une variété de plantes, de mammifères et d'oiseaux arctiques. Les éléments de patrimoine culturel du parc comprennent des lieux de pêche ancestraux aux rapides de la rivière Sylvia-Grinnell, des cairns et des ruines Thulé. Une étude récente faite à Iqaluit sur la demande et l'utilisation a déterminé que le parc Sylvia-Grinnel est l'aire de récréation la plus populaire d'Iqaluit.
À cause de l'augmentation de l'utilisation à l'année longue et des retombées que cette utilisation comporte, les travaux sur l'aménagement de sentiers et l'ajout d'aires d'utilisation se poursuivent. Un programme d'interprétation a été élaboré et des panneaux d'orientation et d'interprétation ont été installés.
Situé à environ 14 km du centre d'Iqaluit par bateau, le Parc territorial Qaummaarviit est un site du patrimoine Thulé et représente plus de 750 ans d'occupation inuite. On peut y voir les vestiges de tentes d'été, de supports à kayaks, de caches pour la viande et d'autres éléments archéologiques. On y trouve également les vestiges de 11 habitations d'hiver construites avec des surfaces d'habitation surélevées et des entrées profondes pour minimiser la rigueur du froid. Le ministère de l'Environnement a récemment réaménagé le sentier d'interprétation et a conçu et installé de nouveaux panneaux d'interprétation. Le tout donne un aperçu des éléments remarquables laissés par les anciens habitants de cette superbe île.
Parcs et endroits spéciaux du Nunavut travaille avec le ministère de la Défense nationale, le Sentier transcanadien et le Rotary Club d'Iqaluit à la conception et à la construction d'une passerelle à piétons au-dessus de la rivière Sylvia-Grinnell. Cette passerelle piétonnière permettrait aux utilisateurs d'accéder au Parc territorial Qaummaarviit, de l'autre extrémité du Parc Sylvia Grinnell.
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