|
Gouvernement du Canada – Agence Parcs Canada
Programme de développement en leadership pour les Autochtones
Le Programme de développement en leadership pour les Autochtones (PDLA) est un programme de quatre ans élaboré par Parcs Canada et donné en partenariat avec le Collège du Yukon. Le but du PDLA est de mettre sur pied un réseau de leaders autochtones chevronnés à divers échelons et dans divers services de Parcs Canada. Ces leaders serviraient de modèles et enrichiraient la culture des parcs en intégrant la culture autochtone dans toutes les facettes de l'exploitation des parcs. Le but fondamental du programme est la rétention à long terme et à temps plein de leaders autochtones au sein de Parcs Canada.
Le PDLA offre une possibilité d'apprentissage et de perfectionnement en leadership d'un genre unique à plus de 40 employés de Parcs Canada de partout au pays. Treize nouveaux participants sont acceptés chaque année. Le programme a adopté une approche holistique de formation et de perfectionnement qui respecte et intègre la culture autochtone. Les principaux ateliers de chacune des quatre années du programme portent sur le leadership, les communications, la résolution de conflit et la gestion de projets. À ces ateliers s'ajoutent un camp sur le terrain, des cours sur les connaissances traditionnelles, les contes et la présentation d'exposés sur des questions de gestion des ressources, ainsi que des tables rondes de discussion, des exercices visant à former l'esprit d'équipe et des propos inspirants de la part d'aînés respectés. Deux aînés offrent leur savoir, leurs conseils et leur appui sur place. Le tout stimule les participants sur les plans mental, physique, émotionnel et spirituel. Le PDLA permet aux participants de réaliser leur potentiel de leadership et les aide à explorer des possibilités de carrière au sein de Parcs Canada.
Mis sur pied en 2000, le PDLA continue d'évoluer et de prendre de l'essor, perfectionnant une formation innovatrice en leadership dans tout le pays. Durant la cérémonie de la quatrième cohorte de diplômés en 2006, on a annoncé que le PDLA recevrait un financement permanent, donnant ainsi de l'espoir pour les rêves et les aspirations des futurs diplômés.
Transmission de la culture et des traditions. L'aîné Chuck Hume rend hommage à une tombe près de la route Dempster, © Parcs Canada, 2006
Le don du tambour
L'indéniable puissance des battements de tambour est prenante. Elle éveille les sens et provoque une réaction primordiale. Elle embrase une mémoire physique et émotionnelle qui n'est pas sans ressembler à l'expérience d'entendre une chanson aimée et oubliée depuis longtemps mais rappelant un moment marquant de la vie d'une personne. Il s'agit d'un déclencheur qui provoque un sourire irrépressible. Le tambour revêt une signification spéciale. Il représente la force vitale du Programme de développement en leadership des Autochtones (PDLA).
Pendant que les diplômés se trouvaient sur l'estrade, les participants, les aînés et les professeurs ont été invités à venir participer au déroulement de la cérémonie, dans ce qui est désormais considéré comme un protocole traditionnel. Un tambour fait à la main, sur lequel on avait peint l'aigle emblème du PDLA et revêtu de la signature de tous les diplômés de 2006, a été présenté au nom de la cohorte. Habituellement, tous les participants, passés, présents et futurs sont invités à en jouer, pour faire résonner l'appel traditionnel de rassemblement, durant lequel des récits, des éléments de culture et des traditions sont échangés, créant ainsi une passion et une vision. Force unifiante, le tambour continuera de rassembler à Whitehorse des employés de Parcs Canada, des nations et des communautés de partout au pays, et ce, pour des années à venir.
Société pour la protection des parcs et des sites naturels du Canada
Chapitre du Yukon
Zone spéciale de gestion de la plaine Old Crow
En août 2006, la Première nation des Gwitchin Vuntut (PNGV) et le gouvernement du Yukon (GDY) ont annoncé l'approbation du plan de gestion de la zone spéciale de gestion (ZSG) de la plaine Old Crow. Ce plan prévoit la protection totale et permanente de près de 4 000 km² des principales terres humides.
La plaine Old Crow est située au nord du village Old Crow. Ce vaste réseau de lacs abrite de vastes populations de sauvagine, de rats musqués, d'orignaux et d'autres animaux sauvages et certaines des aires d'hivernage de la harde de caribous de la Porcupine. L'aire est d'une très grande importance culturelle et économique de la PNVG, ainsi que l'un des plus importants réseaux de terres humides complexes du Canada. C'est la seule aire de terres humides du Yukon à être désignée, en vertu de la Convention Ramsar des Nations-Unies, comme ayant une signification écologique internationale.
L'établissement de la ZSG de la plaine Old Crow avait été prévue en 1993 dans l'Entente définitive de la Première nation des Gwitchin Vuntut afin de protéger l'intégrité et l'utilisation traditionnelle de ces terres humides. L'Entente prévoyait aussi l'établissement du Parc national Vuntut, ce qui a été fait en 1995. Ce parc, d'une superficie de 4 345 km² , fait partie de l'ensemble de la ZSG et comprend le tiers de la portion nord de la plaine Old Crow.
L'Entente définitive exigeait aussi que la PNVG et le GDY préparent et approuvent ensemble le plan de gestion de cette zone spéciale de gestion, plus particulièrement la portion nord de la plaine (comprise dans le parc national), les terres visées par le règlement des revendications de la PNVG (l'ensemble des principales terres humides, soit 3 948 km² ), et des aires situées à l'est et à l'ouest de la plaine (des terres du GDY, soit 3 775 km² ). Le processus de planification a pris place l'année dernière et comprenait des consultations publiques à Old Crow et à Whitehorse. L'un des principes de gestion était de « … de s'efforcer de maintenir l'intégrité de la ZSG à titre d'unité écologique ». En ce qui a trait aux autres portions de la ZSG, le GDY a accepté de mettre de côté les terres encerclant les terres humides pendant 20 ans, pour les protéger du développement industriel. Le plan sera réexaminé en 2011 et, par la suite, tous les dix ans.
Les deux gouvernements ont aussi reconnu la contribution passée et présente de longue date d'aînés et de dirigeants des Gwitchin qui, de concert avec les gouvernements fédéral et du Yukon, ont fourni le cadre de travail de la mise en œuvre de cette ZSG dans le territoire traditionnel des Gwitchin Vuntut.
Sur les 12 099 km² de la superficie de la ZSG de la plaine Old Crow, une portion de 8 324 km² , ou 70%, est protégée de façon permanente, ce qui comprend l'aire principale des terres humides dans son entièreté. La portion restante de 3 375 km² (des terres du GDY) est protégée provisoirement jusqu'en 2026. Ce réseau de zones protégées totalise environ 22 508 km² et s'étend de la mer de Beaufort (au Parc territorial de l'île Herschel) en passant par la plaine Old Crow, en incluant Ivvavik et le Parc national du Canada Vuntut.
La quantité totale de terres protégées de façon permanente ou provisoire du Yukon représente environ 13,4% de son territoire, ou 64 600 km² , en excluant les terres visées par une protection spéciale négociée dans la Convention finale des Inuvialuit . Sur le total des terres conservées et protégées du Yukon, environ 11,3% sont fermées au développement industriel.
Pour plus d'information sur la plaine Old Crow et pour voir des photos, veuillez voir le site www.cpawsyukon.org (en anglais seulement). Cliquez sur « Our Conservation Work », « New Protected Areas » et l'icône « Yukon Wild23WildEcoregions et, ensuite, sur le lien intitulé « Yukon Stikine Highland ».
Gouvernement du Yukon – Ministère de l’Environnement
Direction des parcs
Rivières et fleuves du patrimoine canadien
Bonnet Plume
La rivière Bonnet Plume a été désignée rivière du patrimoine canadien (RPC) en 1998, à cause de l'Entente définitive de la Première nation de Nacho Nyak Dun . Dans le cadre du processus de désignation, un plan de gestion a été développé. Il décrit un vaste ensemble d'initiatives nécessaires pour s'assurer que les valeurs naturelles, culturelles et récréatives de la rivière demeurent intactes. La majorité des initiatives entreprises portent sur le poisson et la faune, ainsi que l'habitat se trouvant le long du corridor de la rivière et dans le bassin hydrographique adjacent. Un programme de suivi sur les activités récréatives était aussi considéré comme une grande priorité. Toutefois, aucune mesure n'a été prise à cet égard avant 2006.
Pendant l'été 2006, un programme de suivi des activités récréatives de la Bonnet Plume a été mis sur pied à partir du système Backcountry Recreation Impact Monitoring (BRIM) de BC Parks. Des données de base, réunies à partir de 20 sites de camping officieux entre le lac Bonnet Plume et le haut-fond Taco sur la rivière Peel, comprenaient l'évaluation des retombées d'activités récréatives passées. Ces données aideront à procéder à d'autres mesures systématiques futures pour déterminer si les gens qui descendent la rivière ont un impact sur un site ou la rivière elle-même. Au besoin, on pourra prendre d'éventuelles mesures d'atténuation fondées sur une approche scientifique.
En raison de l'éloignement et du taux relativement bas de l'utilisation de la rivière à des fins récréatives, une évaluation de suivi ne sera probablement pas nécessaire avant les cinq à dix prochaines années. L'information réunie pendant l'évaluation de 2006 sera utilisée pour rédiger le rapport officiel de dix années de suivi, lequel décrira l'état actuel de la rivière et évaluera l'efficacité du plan de gestion. Ce rapport doit être remis en 2008, conformément à une exigence du programme des rivières du patrimoine canadien.
Rivière Tatshenshini
En nomination comme rivière du patrimoine canadien (RPC) en juin 1998 en raison d'une exigence de l'Entente définitive des Premières nations de Champagne et d'Aishihik , la portion du Yukon de la rivière Tatshenshini a été désignée RPC en septembre 2004. Une cérémonie de reconnaissance a eu lieu sur place en juillet 2005, pour commémorer l'importance nationale et territoriale de la rivière Tatshenshini, et pour souligner ses valeurs naturelles, culturelles et récréatives exceptionnelles.
Située dans l'une des régions les plus sauvages du monde, la rivière Tatshenshini est réputée pour son caractère sauvage, sa faune et son saumon. La région de gestion inclut la portion en amont du bassin hydrographique et couvre une superficie d'environ 1 400 km² . L'établissement de la portion du Yukon de la rivière Tatshenshini en tant que rivière du patrimoine complète le réseau existant de zones protégées comprenant le Parc national et la réserve de parc national du Canada Kluane, le Parc provincial Tatshenshini-Alsek de la Colombie-Britannique, ainsi que le Parc national et réserve nationale Glacier Bay et le Parc national Wrangell-St. Elias du US National Park Service. Ensemble, ces parcs forment le site adjacent du patrimoine mondial, tel qu'établi par l'UNESCO.
La stratégie de gestion de la rivière Tatshenshini porte sur le contrôle des activités des visiteurs le long du couloir fluvial pour veiller à ce que les valeurs naturelles, culturelles et récréatives restent intactes. Un système de suivi a été mis en œuvre durant l'été 2006. Inspiré du système Backcountry Recreational Impact Monitoring (BRIM) de BC Parks, il fournit les données nécessaires pour prendre les futures décisions de gestion au sujet du niveau d'utilisation de la rivière à des fins récréatives. La mise en œuvre du BRIM dans la partie supérieure de la Tatshenshini complète un système désormais en place sur tout son parcours.
La désignation de la rivière Tatshenshini comme rivière du patrimoine canadien n'a aucune incidence sur la législation, les règlements ou les politiques actuelles afférentes à l'utilisation de la terre ou des ressources. Les utilisations actuelles et projetées du bassin hydrographique resteront permises en vertu de ces cadres législatifs actuels. Le gouvernement du Yukon, Parcs Canada, BC Parks et le US National Park Service géreront conjointement le bassin hydrologique des rivières Tatshenshini et Alsek conformément à leurs propres mandats et zones de responsabilité respectives. L'attribution et l'établissement d'un calendrier d'excursions commerciales et récréatives organisées par un gestionnaire de rivière sélectionné par les cinq agences/administrations ont été l'objet d'une attention particulière.
Thirty Mile (fleuve Yukon )
Le tronçon Thirty Mile du fleuve Yukon a été désigné fleuve du patrimoine canadien en 1991. Il reçoit plus de 2 000 adeptes de la descente en rivière chaque année. Pour répondre à leurs besoins de base, trois sites de camping ont été aménagé le long de la rivière durant les années 1990. Le terrain de camping de Hootalinqua a été rénové.
Durant l'été 2006, un programme de suivi du tronçon Thirty Miles du fleuve Yukon a été mis en œuvre, tout comme celui du Backcountry Recreational Impact Monitoring de BC Parks utilisé pour les rivières Bonnet Plume et Tatshenshini. En raison de l'affluence que le tronçon connaît, un site de jour et quatre sites de camping ont été mis à l'essai durant cette période et seront réévalués après environ trois saisons d'exploitation.
Parcs
Ni'iinlii' Njik - Zone protégée Fishing Branch
La rivière Fishing Branch et ses affluents, situés dans les monts North Ogilvie en amont d'Old Crow, forment la base de cette aire protégée de 6 000 km² . L'aire est composée de quatre unités : une parcelle des terres des Gwitchin Vuntut visées par le règlement de la revendication, deux parcs territoriaux, y compris une réserve écologique et une réserve faunique (5 213 km²), ainsi qu'une aire de protection de l'habitat territoriale (978 km²). Conformément à l'Entente définitive de la Première nation des Gwitchin Vuntut , les aires sont gérées en tant qu'unité écologique, afin de protéger la Fishing Branch.
L'aire représente aussi un important habitat pour les grizzlis et la région de la montagne Bear Cave est réputée pour les nombreuses possibilités d'observation d'ours qu'elle offre. On a élaboré des plans pour permettre aux gens d'observer les ours tout en protégeant ces derniers d'une surexposition. Pour compléter l'infrastructure, on a construit un complexe d'observation, doté d'une cabine de gardes et servant à la cuisine, de deux cabines « dortoirs », d'une toilette extérieure et d'un édifice extérieur avec véranda.
Un plan de gestion des risques causés par les ours, de même qu'un éventuel programme d'observation commerciale des ours, en sont à l'étape d'ébauche. L'année 2006 aura aussi marqué le début d'un projet pilote de trois ans qui évaluera les possibilités de visites guidées commerciales sur l'observation des grizzlis.
Un plan de gestion conjoint pour la plus grande réserve faunique et l'aire de protection de l'habitat entourant les terres visées par le règlement de la revendication et la réserve écologique a été approuvé en 2004. Aucun nouveau développement n'est identifié pour ces régions éloignées.
Parc territorial Tombstone
Tombstone est un parc de conservation du milieu naturel en vertu de l'Entente définitive de la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in (EDPNTH).
Ce parc d'une superficie d'environ 2 100 km² se trouve le long de la route de Dempster, là où la toundra arctique et la forêt boréale se rencontrent à la ligne de partage des eaux Pacifique-Arctique. Avec ses paysages divers, le parc a une riche histoire naturelle et culturelle et offre des panoramas spectaculaires, ce qui en fait une destination de choix pour les randonneurs et autres voyageurs au Yukon.
En janvier 2003, on a recommandé un plan de gestion aux Tr'ondëk Hwëch'in et au gouvernement du Yukon. Ce plan est en attente d'approbation par ces deux gouvernements. Entre-temps, on a entrepris plusieurs initiatives pour satisfaire aux obligations de l'Entente définitive , dont des programmes de suivi des impacts sur les sentiers de même que la faune, et une planification détaillée pour l'aménagement d'un centre d'accueil.
Pendant la saison d'exploitation 2006, une entente officielle tripartite a été conclue entre la société Holland America, les Tr'ondëk Hwëch'in et le gouvernement du Yukon. Voici certains des points saillants de cette entente :
- l'embauche de huit à dix interprètes saisonniers;
- la création d'une bourse d'études;
- l'établissement d'un comité de gestion de programmes tripartite;
- l'embauche d'un moniteur de programmes saisonnier tr'ondëk hwëch'in;
- l'élaboration d'un programme d'interprétation; et
- la construction d'un centre d'interprétation.
En 2006, Holland America avait offert des tournées d'autobus au parc Tombstone pour la deuxième année consécutive.
En attendant l'approbation du plan de gestion, le parc sera géré conformément aux principes et aux objectifs décrits dans l' EDPNTH au sujet de Tombstone.
Zones spéciales de gestion
Les ententes définitives passées avec les Premières nations du Yukon prévoient l'établissement de zones de gestion spéciale qui ne sont pas des parcs. En général, ces aires sont établies aux fins de conservation, de protection d'habitat, d'utilisation traditionnelle des Premières nations et d'utilisation publique.
Aire de protection de l'habitat de Ddhaw Gro
Ddhaw Ghro est le nom, en tutchone du nord, désignant l'aire connue auparavant sous le nom de Réserve naturelle McArthur. L'aire est dominée par le sommet Grey Hunter et ses versants, où vit une population de mouflons de fanin, qui constitue une variation de couleur unique du mouflon de Dall. L'aire protégée compte un grand nombre de minéraux à lécher et de sources chaudes.
Ddhaw Gro a été identifiée comme une zone spéciale de gestion dans le cadre des ententes définitives des Premières nations de Nacho Nyak Dun et de Selkirk. Un comité directeur, composé de membres nommés par ces deux Premières nations et le gouvernement du Yukon (GDY), a élaboré un plan de gestion de Ddhaw Ghro qui a été diffusé pour consultation publique en juin 2006.
On s'attend à ce que le comité directeur recommande l'approbation du plan au GDY et aux Premières nations des Nacho Nyak Dun, des Selkirk et des Little Salmon/Carmacks en 2007. Sur approbation du plan, Ddhaw Ghro sera désignée aire de protection de l'habitat en vertu de la Loi sur la faune du Yukon .
Aire de protection de l'habitat de Devil's Elbow / Big Island
Devil's Elbow et Big Island, qui sont deux petites aires le long de la rivière Stewart, ont été identifiées comme habitat de mise bas important pour l'orignal, selon le savoir traditionnel et les connaissances locales. Elles servent aussi d'habitat à la sauvagine, au poisson et à plusieurs autres animaux. Le Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo (CRRDM) a proposé ces aires au ministère de l'Environnement pour qu'il envisage de les déclarer aires de protection de l'habitat. Un groupe de travail, composé de représentants du CRRDM, de la Première nation de Nacho Nyak Dun et du gouvernement du Yukon, est en train d'élaborer un plan de gestion. C'est en 2007 qu'on terminera le plan et qu'on étudiera la désignation d'aire de protection de l'habitat.
Aire de protection du marécage Horseshoe
Le marécage Horseshoe représente une importante halte migratoire et de reproduction pour la sauvagine au sein du territoire traditionnel de la Première nation de Nacho Nyak Dun, dans le centre du Yukon. La zone comprend le marécage Horseshoe, une ancienne boucle de la rivière Stewart, et la partie inférieure du ruisseau Nogold, y compris les nombreuses mares peu profondes dans sa vallée.
Le marécage Horseshoe a été identifié en raison de l'accent mis sur la faune et les valeurs culturelles dans le chapitre sur la zone spéciale de gestion de l'Entente définitive de la Première nation de Nacho Nyak Dun. Ensemble, le Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo, la Première nation de Nacho Nyak Dun et le gouvernement du Yukon ont préparé un plan de gestion pour le marécage Horseshoe. En 2001, le ministre de l'Environnement du Yukon a approuvé le plan et a désigné le marécage Horseshoe comme aire de protection de l'habitat en vertu de la Loi sur la faune du Yukon . Un examen du plan, d'une durée de cinq ans, est actuellement en cours. Il devrait être terminé en 2007.
Aire de protection de l'habitat des zones humides de Lutsaw
Les zones humides de Lhutsaw (anciennement les lacs Von Wilczek) sont un important complexe de zones humides pour les oiseaux de rivage, ainsi que pour la halte migratoire, la nidification et la mue le long de la route North Klondike, au sud de Pelly Crossing. Elles ont été identifiées comme zone spéciale de gestion, en vertu de l'Entente définitive de la Première nation de Selkirk.
Un comité directeur composé de membres nommés par la Première nation des Selkirk et par le gouvernement du Yukon a préparé une ébauche de plan de gestion pour examen. Le plan a été approuvé par les parties lors d'une cérémonie de signature qui a eu lieu en août 2006 dans la région. Il sera réexaminé dans cinq ans. Les zones humides de Lhutsaw seront éventuellement désignées aire de protection de l'habitat en vertu de la Loi sur la faune du Yukon.
Aire de protection de l'habitat humide de Nordenskiold (Tsalnjik Chu)
La vallée de la rivière Nordenskiold, au sud de Carmacks, est une étendue considérable de terres humides et une halte importante de migration et de nidification pour la sauvagine. Elle a été identifiée comme zone spéciale de gestion, en vertu de l'Entente définitive de la Première nation Little Salmon-Carmacks .
Un comité directeur composé de membres nommés par la Première nation Little Salmon-Carmacks et par le gouvernement du Yukon a préparé une ébauche de plan de gestion qui est examinée par les parties prenantes à l'heure actuelle. L'approbation de ce plan et la désignation à titre d'aire de protection de l'habitat conformément à la Loi sur la faune du Yukon sont prévues pour 2007.
Zone spéciale de gestion de la plaine Old Crow
La plaine Old Crow est la plus vaste étendue de terres humides au Yukon, et un site mondialement reconnu par la Convention Ramsar. Située sur le réseau hydrographique de la rivière Old Crow au nord du cercle arctique, la plaine comprend plus de 2 000 étangs et marais dont la superficie varie d'un demi-hectare à 4 700 hectares. C'est une importante aire de reproduction et de mue pour plus de 500 000 oiseaux aquatiques. La sauvagine, le rat musqué et les autres animaux sauvages de cette plaine sont d'une importance capitale pour les Gwitchin Vuntut.
En vertu des modalités de l'Entente définitive de la Première nation des Gwitchin Vuntut, a on a créé une zone spéciale de gestion (ZSG). Celle-ci comprend la portion sud du Parc national du Canada Vuntut, des terres visées par le règlement de la revendication et des portions de terres publiques. L'objectif de la ZSG de la plaine Old Crow sera de préserver la région en tant qu'unité écologique, dont les principes directeurs seront de protéger les poissons, la faune et leurs habitats, tout en maintenant l'utilisation traditionnelle faite par les Gwitchin Vuntut.
Un plan de gestion spécifique au Parc national Vuntut a été réalisé en 2004 et un plan de gestion a été élaboré pour les terres restantes de la ZSG de la plaine Old Crow en 2005-2006. Les Gwitchin Vuntut se chargeront de la désignation de convervation visant la portion des terres visées par le règlement de la revendication, tandis que les terres publiques seront désignées aire de protection de l'habitat. Ce plan a été approuvé lors d'une cérémonie de signature qui a eu lieu en août 2006.
Aire de protection de l'habitat des lacs Pickhandle
La région des lacs Pickhandle est une étendue importante de terres humides en tant que halte de migration, de nidification et de mue pour la sauvagine. La région a été identifiée comme zone spéciale de gestion, en vertu de l'Entente définitive de la Première nation de Kluane . Elle fait aussi partie de l'Entente définitive de la Première nation de White River, qui n'est pas encore ratifiée. La planification de la gestion de cette zone commencera d'ici 2009, ou sur approbation de cette entente, selon le premier de ces deux événements. La région sera éventuellement désignée aire de protection de l'habitat en vertu de la Loi sur la faune du Yukon.
Zone spéciale de gestion Ta'tla Mun
Ta'tla Mun (anciennement lac Tatlmain) est un lac important en raison de ses poissons comestibles. Il est situé au sud-est de Pelly Crossing, sur le territoire traditionnel de la Première nation de Selkirk. Il est aussi réputé pour la qualité de la pêche sportive, pratiquée à partir de camps accessibles par hydravion. Ta'tla Mun a été identifié comme zone spéciale de gestion, en vertu de l'Entente définitive de la Première nation de Selkirk. Un comité directeur composé de membres nommés par les gouvernements du Yukon et de Selkirk a préparé un plan de gestion pour Ta'tla Mun, avec la participation du public. Le plan a été approuvé par les parties en 2002.
Tourisme et culture
Division des ressources patrimoniales
Le chef Darren Taylor et le ministre Brad Cathers, lors de la cérémonie de signature du plan de gestion, © Gouvernement du Yukon, 2006
Forty Mile, Fort Cudahy et Fort Constantine
Le plan de gestion du lieu historique de Forty Mile, Fort Cudahy et Fort Constantine a été élaboré conjointement par le gouvernement du Yukon et les Tr'ondëk Hwëch'in, selon l'une des exigences de l'entente conclue par suite du règlement de la revendicaion territoriale des Tr'ondëk Hwëch'in. En juin 2006, on a tenu une grande célébration marquant la signature du plan de gestion, sur le lieu historique de la ville de Forty Mile. Environ 70 personnes y ont assisté, se déplaçant par bateau, en voiture ou à pied. La cérémonie comportait des chanteurs häns et des musiciens locaux, des discours prononcés par les aînés, des représentants d'église et d'autres dignitaires. Sur l'heure du midi, un pique-nique fourni par la Première nation des Tr'ondëk Hwëch'in a été servi dans l'abri-cuisine récemment aménagé du terrain de camping.
En 2006, les travaux ont surtout consisté à stabiliser l'église anglicane St. James, la caserne de la Police à cheval du Nord-Ouest, le relais, la station de télégraphie et une cabine de l'Alaska Commercial Company. On a aussi aménagé un abri-cuisine sur le terrain de camping.
Le lieu historique de Forty Mile, Fort Cudahy et Fort Constantine est une copropriété des Tr'ondëk Hwëch'in et du gouvernement du Yukon. Il est cogéré par ces deux organismes, en vertu de l'Entente définitive des Tr'ondëk Hwëch'in.
Groupe de travailleurs s’affairant à la réfection de la cuisine de la maison Cadzow, © Gouvernement du Yukon, 2006
Maison Rampart
La réfection de la maison et du magasin Cadzow du lieu historique de la maison Rampart s'est poursuivie en 2006. Un groupe de membres de la Première nation des Gwitchin Vuntut résidant à Old Crow ont replacé la maison de rondins équarris sur ses nouvelles fondations. Les murs de la cuisine qui lui avait été ajoutée ont été restaurés et réassemblés. Le groupe de travailleurs a aidé à restaurer et à réassembler les étagères et les comptoirs dans le magasin.
On a aussi élaboré des normes et des lignes directrices pour le graphisme. Elles seront utilisées pour les futurs panneaux et le matériel servant à l'interprétation.
Le lieu historique de la maison Rampart est une copropriété de la Première nation des Gwitch'in Vuntut et du gouvernement du Yukon. Il est cogéré par ces deux organismes, conformément à l'Entente définitive de la Première nation des Gwitchin Vuntut.
Lieux d'intérêt historique du Yukon
En 2006, on a effectué la première phase de la réalisation d'un film intitulé Grand Forks, The Lost City of the Klondike , soit la recherche et la rédaction d'un synopsis. Au tournant du XXe siècle, Grand Forks était la plus importante communauté des champs aurifères du Klondike. Après un siècle de dragage et d'exploitation minière sur les lieux, il ne reste pratiquement aucun vestige de cette ville. La recherche comportait une compilation et un inventaire d'une vaste collection de photos et de documents d'époque associés à la ville, de même que des entrevues faites dans la région avec des personnes qui ont miné l'or placérien du Klondike.
Un autre projet d'inventaire a eu lieu; il consistait à faire le relevé d'une région minière d'or placérien dans les alentours de Livingstone Creek. La ville historique de Livingstone Creek était la communauté la plus importante du district minier de Livingstone, lequel est situé au centre du Yukon, à l'est du lac Laberge, près du bras sud de la rivière Big Salmon. Les cabines et les artefacts qui ont survécu à Livingstone Creek, et dans les cours d'eau environnants, témoignent des activités minières historiques remontant à un siècle.
L'Inventaire des lieux historiques du Yukon (ILPY) peut être consulté en ligne par les chercheurs. Ceux-ci doivent en faire la demande par courriel au registraire de lieux patrimoniaux à l'adresse suivante : hpi.registrar@gov.yk.ca
Lieux patrimoniaux du Canada
Le Yukon continue de participer à l'initiative Lieux patrimoniaux du Canada (LPC), avec les autre provinces et territoires et le gouvernement fédéral. L'objectif de cette initiative est d'« améliorer l'état de conservation du patrimoine au Canada et [d']accroître l'accès des Canadiens et Canadiennes à celui-ci et la connaissance qu'ils en ont, en les incitant à le préserver ». Pour en savoir plus sur le programme LPC, voir le site Web www.historicplaces.ca .
Les fonds du programme LPC ont également servi à apporter des améliorations techniques à la base de données de l'Inventaire des lieux patrimoniaux du Yukon (ILPY) et au Répertoire des lieux patrimoniaux du Yukon. Le répertoire vise à informer le public sur chaque lieu patrimonial officiellement reconnu au Yukon. Voir le site www.yukonhistoricplaces.ca .
Le Yukon s'est efforcé d'augmenter le nombre de lieux et de données inscrits à l'ILPY, améliorant ainsi la qualité de cette information et s'assurant d'inscrire un ensemble représentatif de lieux du territoire. En 2006, plusieurs projets ont été entrepris pour ajouter de l'information à la base de données. Ces ajouts amélioreront et approfondiront les connaissances sur l'ensemble des valeurs patrimoniales qui se trouvent au Yukon et permettront de faire une évaluation plus rationnelle de la signification relative de ces sites.
Grosse chaudière à vapeur sur la concession minière du placer du Livingstone Creek Syndicate, © Gouvernement du Yukon, 2006
Projet archéologique de Moosehide
En 2006, on a mené une étude archéologique sur la ville historique de Moosehide. Cette réserve, qui se trouve sur le fleuve Yukon à quelques kilomètres de Dawson City, a été créée pour les Tr'ondëk Hwëch'in quand ils ont été relocalisés à cause de la ruée vers l'or du Klondike. Les traces archéologiques indiquent que le site a été utilisé et occupé il y a plus de 8 000 ans. Durant la première partie du XXe siècle, des restrictions s'appliquaient aux membres de la réserve quand ils venaient à Dawson City. Durant les années 1950, les gens ont commencé à emménager dans la portion nord de Dawson City pour y trouver du travail. La ville fut complètement abandonnée après la fermeture de son école, en 1957.
Aujourd'hui, les Tr'ondëk Hwëch'in y construisent des résidences et réoccupent le site, du moins sur une base saisonnière. Le site est le lieu d'un important événement biennal appelé le Rassemblement de Moosehide. Des gens de partout au Yukon et en Alaska y assistent pour participer à des activités traditionnelles. L'étude archéologique du site a été effectuée pour s'assurer que la construction et les activités de développement ne nuiraient pas à d'éventuelles ressources patrimoniales. Cette étude a été menée conjointement par le gouvernement du Yukon et les Tr'ondëk Hwëch'in.
Étude sur les barrières à caribous du nord du Yukon
L'existence de ces vieilles barrières à caribous était connue des gens d'Old Crow, mais ces barrières ne firent l'objet d'études archéologiques qu'à partir de 1975. Durant la recherche préliminaire, les corrals ont été cartographiés et les composantes structurelles des barrières (pièges, enclaves et barrières de diversion) ont été documentées, de même que les éléments qui leur sont associés comme les caches et les séchoirs. On a aussi entrepris de faire des fouilles archéologiques, des études dendrochronologiques et des analyses zooarchéologiques des vestiges des complexes de barrière. Des aînés Gwitchin Vuntut ont été interviewés et, de plus, des recherches archivistiques ont été effectuées en Alaska et à Toronto pour trouver de l'information ethnographique et ethnohistorique. Enfin, on a procédé à des recherches sur les systèmes de chasse communaux.
Cette documentation a été réunie en 2006 pour rédiger une monographie exhaustive sur les stratégies d'interception et d'encerclement de la chasse au caribou dans le nord du Yukon. Il s'agissait d'un projet conjoint de la Première nation des Gwitchin Vuntut, des unités sur les ressources patrimoniales et sur les sites historiques du Yukon et de la University of Alberta.
Poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson – Fort Selkirk
Des archéologues procèdent à des fouilles du site original de Fort Selkirk, © Gouvernement du Yukon, 2006
Le poste de traite original de la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH), qui s'appelait Fort Selkirk, a été construit en 1848 et constituait le premier avant-poste euro-canadien situé dans l'intérieur du Yukon. Il a été établi sur la berge est de la rivière Pelly, à l'endroit où elle se jette dans le fleuve Yukon. En 1851, le poste a été déménagé de l'autre côté du fleuve Yukon à l'emplacement actuel de Fort Selkirk, à cause de l'inondation printanière annuelle.
On croyait avoir perdu toute trace du site original à cause des inondations et de l'érosion. En 1988, on a repéré une dépression de terrain qui semblait être un cellier mais qu'on n'a pas étudiée avant 2006. Des jeunes de la Première nation des Selkirk et d'autres étudiants ont participé aux fouilles de 2006. Les fondations des édifices et les artefacts fourniront de l'information sur les échanges entre les Tutchone du Nord et la Compagnie de la Baie d'Hudson il y a plus de 150 ans.
Le projet, qui est un effort concerté du gouvernement du Yukon et de la Première nation des Selkirk, se poursuivra en 2007.
Étude sur la rivière Teslin
Une étude coordonnée des ressources historiques a été effectuée le long de la rivière Teslin en juillet 2006. Des représentants et des aînés des Premières nations des Tlingit de Teslin, des Ta'an Kwach'an et des Kwanlin Dun ont descendu la rivière par bateau, à partir de sa source près de Johnsons Crossing et jusqu'à l'endroit où elle se jette dans le fleuve Yukon à Hootalinqua, sur une distance de plus de 150 km. Tout le long de ce parcours, on a relevé l'emplacement de sites et recueilli des récits appartenant à la tradition orale.
La rivière Teslin traverse une partie de chacun des territoires traditionnels des trois Premières nations. L'étude a permis de mettre à jour l'information sur cette aire dans l'Inventaire des lieux historiques du Yukon.

à Mason Landing, sur la rivière Teslin, © Gouvernement du Yukon, 2006
Nouveaux parcs dans le Nord |